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11-03-2009 |
Human Rights Watch World ReportBurundi : Événements de 2008 Les efforts pour résoudre le conflit entre le gouvernement et le dernier groupe rebelle actif, le Parti pour la Libération du Peuple Hutu-Forces Nationales pour la Libération (Palipehutu-FNL), ont marqué le pas. Des pourparlers préliminaires entamés début 2008 pour reprendre les négociations ont rapidement abouti à une impasse. En avril, les forces du FNL ont attaqué la capitale, Bujumbura. La Tanzanie, qui depuis longtemps accueillait les dirigeants du Palipehutu-FNL, les a expulsés en mai. S'ajoutant aux pertes subies dans les combats, ces actions ont ramené le groupe à la table des négociations et un nouveau cessez-le-feu a été signé le 25 mai. Toutefois, jusqu'au mois de novembre, le Palipehutu-FNL refusait de se joindre au processus politique s'il ne pouvait pas conserver son nom, bien que la constitution interdise les partis politiques basés sur une appartenance ethnique. Les rebelles, les forces de sécurité et des civils armés liés au parti au pouvoir se sont rendus coupables d'exécutions extrajudiciaires d'opposants. Pendant ce temps, le Conseil National pour la Défense de la Démocratie-Forces pour la Défense de la Démocratie (CNDD-FDD), parti du Président Pierre Nkurunziza, s'est livré à des actes d'intimidation contre les partis rivaux et la société civile. |